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Les congés des fonctionnaires territoriaux en cas de maladie

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Les agents en congé maladie disposent du même nombre de jours de congés annuels qu’un agent présent à son poste de travail.

Le droit de pren­dre des congés pour l’année en cours s’arrête, sauf déro­ga­tion locale, au 31 ­dé­cem­bre de l’année en cours.

L’arti­cle 5 du décret n°85-1250 du 26 ­no­vem­bre 1985 rela­tif aux congés annuels des fonc­tion­nai­res ter­ri­to­riaux pose le prin­cipe selon lequel les congés dus pour une année ne peu­vent être cumu­lés et se repor­ter sur l’année sui­vante. L’auto­rité ter­ri­to­riale peut donc pré­voir que les congés soient pris au cours de l’année civile sans pos­si­bi­lité de report, sous réserve du cas des agents n’ayant pu solder leurs congés pour cause de mala­die, d’acci­dent du tra­vail, de mala­die pro­fes­sion­nelle, de mater­nité ou de congé d’adop­tion (CE du 23 ­dé­cem­bre 2015 n°373028).

L’obli­ga­tion d’épuiser ses congés au 31 ­dé­cem­bre com­porte une excep­tion juris­pru­den­tielle.

Toutefois, le juge euro­péen a établi que des dis­po­si­tions natio­na­les ne pou­vaient pré­voir que le droit au congé annuel s’éteigne à l’expi­ra­tion de la période de réfé­rence et/ou d’une période de report lors­que le tra­vailleur n’a pas pu exer­cer ce droit en raison d’un congé de mala­die (CJUE 20 janv. 2009 C-350/06 et C-520/06). Cet arrêt a donc consa­cré le droit du tra­vailleur au report des congés annuels qu’il n’a pas pu pren­dre du fait de la mala­die.

Ce report est limité à 4 semai­nes au regard du droit com­mu­nau­taire.

Ce report s’exerce dans la limite des 4 semai­nes de congés prévus par le droit euro­péen (en d’autres termes la cin­quième semaine de congés prévue par la Législation Française est exclue). Le Conseil d’État a en outre pré­cisé que ce report ne pou­vait s’exer­cer que dans une limite de quatre semai­nes (Avis CE du 26 avr. 2017 n°406009)

Le report est enca­dré dans la durée et limité à 15 mois, comp­tés à partir du 31 ­dé­cem­bre de l’année concer­née.

La CJUE a aussi posé une limite au report, en pré­ci­sant que la période de report devait dépas­ser de manière sub­stan­tielle la durée de la période de réfé­rence ; une période de report de 15 mois a été jugée conforme à la direc­tive (CJUE 22 nov. 2011 affaire C-214/10). Elle admet que des dis­po­si­tions natio­na­les puis­sent pré­voir une période maxi­male de report du droit au congé annuel, à l’expi­ra­tion de laquelle ce droit est perdu.

S’agis­sant d’une solu­tion juris­pru­den­tielle, cette règle s’impose aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les.

A ce jour, les dis­po­si­tions des décrets rela­tifs aux congés annuels des fonc­tion­nai­res fran­çais, en ce qu’elles ne pré­voient pas le report des congés non pris en raison d’un congé de mala­die, sont incom­pa­ti­bles avec la direc­tive euro­péenne sur l’amé­na­ge­ment du temps de tra­vail (CE 26 oct. 2012 n°346648). Une réponse minis­té­rielle a annoncé qu’une évolution de la régle­men­ta­tion sur les congés annuels devait être mise à l’étude (ques­tion écrite Sénat n°20075 du 15 sept. 2011).

Il semble impor­tant de pré­ci­ser que la situa­tion actuelle n’est pas satis­fai­sante car la ques­tion du report des congés, du fait de cette incer­ti­tude, n’est pas facile à appré­hen­der et encore moins à appli­quer notam­ment dans les col­lec­ti­vi­tés qui ne dis­po­sent pas tou­jours de ser­vi­ces RH spé­cia­lis­tes du droit euro­péen. Cependant, une cir­cu­laire minis­té­rielle du 8 juillet 2011 (n°11-016109-D) est venue confir­mer cette règle juris­pru­den­tielle.

L’UNSA Territoriaux est inter­ve­nue il y a quel­ques mois auprès du gou­ver­ne­ment en fai­sant poser une ques­tion écrite par Régis Juanico, député.

Le gou­ver­ne­ment n’a pas apporté de réponse à ce jour et n’a tou­jours pas modi­fié le décret qui fixe la norme à appli­quer, la cir­cu­laire minis­té­rielle édictée n’ayant pas de valeur régle­men­taire.

Retrouvez la ques­tion écrite pré­cé­dem­ment : CONGÉS : quel droit à report ? L’UNSA inter­roge le gou­ver­ne­ment

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